Gestion du capital
Le Conseil d’Administration a pour politique de préserver
une position patrimoniale solide pour conserver la confiance
des investisseurs, des créanciers et des marchés, tout en
assurant le développement futur des activités. Le Conseil
d’Administration surveille le rendement des capitaux
propres, que le Groupe définit comme le résultat d’exploita-
tion net divisé par les capitaux propres, hors participations
ne donnant pas le contrôle. Le Conseil d’Administration suit
aussi le niveau des dividendes à distribuer aux actionnaires.
Le Conseil d’Administration s’efforce d’entretenir un
équilibre entre un rendement élevé, qui pourrait être
obtenu via un niveau accru de capitaux externes, d’une part,
et les avantages ainsi que la sécurité d’une situation
patrimoniale solide, d’autre part. Dans sa recherche d’un tel
équilibre, le Conseil d’Administration entend atteindre les
normes prédéfinies pour le ratio de l’endettement financier
net par rapport à l’EBITDA et de l’endettement financier net
par rapport aux capitaux propres.
Jusqu’en 2009, une réserve d’actions propres a été consti-
tuée par le biais d’un programme d’achat d’actions propres
basé sur un mandat discrétionnaire confié à une institution
financière. Ces 277 231 actions sont notamment destinées à
couvrir le plan d’options sur actions du Groupe existant
jusqu’à 2017 mais dont toutes les options accordées ont
déjà été levées en 2016.
Les décisions d’achat d’actions propres sont prises pour
chaque transaction spécifique par le Conseil
d’Administration.
Le Conseil d’Administration a estimé que le rapport entre
l’endettement financier net et les capitaux propres et le
rapport entre l’endettement financier net et l’EBITDA
risquaient de devenir trop bas depuis mi-2010 et a proposé
de ce fait à l’Assemblée Générale de réduire le capital et de
racheter des actions propres dans le but d’améliorer les
ratios et d’ainsi créer de la valeur pour les actionnaires.
Après approbation par l’Assemblée Générale Extraordinaire
du 20 mai 2011, le capital a donc été réduit de € 30,0
millions et 395 502 actions ont été rachetées en 2011 :
34 654 en couverture de nouvelles options, le reste étant
à détruire. En 2011, 349 423 actions ont déjà été détruites.
Le mandat accordé au Conseil d’Administration par l’Assem-
blée Générale Extraordinaire du 20 mai 2011 a permis de
racheter encore 713 422 actions en 2012 et d’en détruire
724 847.
Risque de crédit
Le risque de crédit inhérent aux créances commerciales est
le risque de perte financière du Groupe au cas où un client
ne respecte pas ses obligations contractuelles. La politique
du Groupe stipule que tout client souhaitant effectuer des
transactions à crédit doit être soumis à un contrôle de
crédit. De plus, le bilan des débiteurs fait l’objet d’un suivi
permanent. Le Groupe constitue une provision pour perte
de valeur à hauteur des pertes estimées dans le cadre des
créances commerciales. Il s’agit en partie de provisions
spécifiques et en partie de provisions générales, consti-
tuées dès que les créances ont échu de plus de 60 jours,
sauf si leur encaissement reste probable.
En ce qui concerne le risque de crédit inhérent aux autres
actifs financiers du Groupe – notamment la trésorerie et
les équivalents de trésorerie, les actifs financiers dispo-
nibles pour la vente et certains instruments financiers
dérivés – le risque de crédit du Groupe est constitué par
les contreparties en défaut, avec une exposition maximale
équivalant à la valeur comptable de ces instruments.
Il n’y a pas de concentration importante de risque de
crédit au sein du Groupe. Le Groupe ne compte aucun
client qui représente plus de 10 % de ses recettes.
Le Groupe croit que tous les actifs financiers pour lesquels
il n’a pas acté de perte de valeur sont entièrement
recouvrables d’après l’historique des paiements et
l’évaluation attentive du risque de crédit.
L’ampleur du risque de crédit encouru par le Groupe
correspond au solde global des actifs financiers. Le risque
de crédit nominal maximum (situation où toutes les
parties restent en défaut) s’élevait à € 82,6 millions au 31
décembre 2016 (2015 : € 103,4 millions).
Risque de liquidité
Le Groupe vise à s’assurer d’un financement suffisant à
long terme. Le besoin de financement est déterminé dans
le cadre d’un plan stratégique à long terme. Pour garantir
la continuité et la flexibilité du financement, il est fait
recours à diverses formes de crédit telle qu’obligations,
lignes de crédit, emprunts bancaires et contrats de leasing
financier. Au sein du Groupe, la liquidité est gérée par la
banque interne, Kinepolis Financial Services SA. Le Groupe
s’efforce d’harmoniser la durée de ses crédits par rapport
aux obligations accordées dans le cadre de l’expansion.
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05 / COMPTES ANNUELS
KINEPOLIS GROUP
RAPPORT ANNUEL 2016




